Édito
Une chose est sûre : nous abordions la saison dernière avec appréhension : seriez-vous au rendez-vous, malgré le contexte morose, malgré cette crise gluante qui pénètre toutes les couches sociales, malgré la déprime généralisée? Oseriez-vous franchir les portes des théâtres, pour vous délasser, vous divertir, vous changer les idées, découvrir et partager ? Et bien oui, vous l’avez fait… Vous êtes venus plus nombreux encore au Théâtre de l’Iris, et nous vous en remercions chaleureusement. Preuve peut-être même que si le spectacle vivant peine à être " rentable ", il augmente considérablement notre Produit Imaginaire Brut…
Nous avons beaucoup travaillé à la saison 2010-2011. Elle sera consacrée aux plaisirs du spectacle vivant : bonheur de redécouvrir les grands textes (avec les deux Molière de la Compagnie de l’Iris), gourmandise avec des auteurs contemporains variés et incontournables comme Henry Bauchau (prix du Livre Inter 2008), Rémi de Vos, Edward Bond, Marie N’Diaye (Goncourt 2009). Délectation à la fréquentation de ceux qui enrichissent notre pratique, ces "arts frères" (marionnettes et mime, musique, chanson…), jubilation pour ces amitiés riches et ces collaborations qui perdurent avec la Compagnie Lug en Bourgogne, le Théâtre des Pénitents à Montbrison ou la Compagnie lyonnaise Théâtres de l’entre-deux. Enfin exaltation de la découverte de l’inédit, avec Les Turbulents (ces premières expressions de jeunes comédiens sortis des « écoles ») ou encore la création 2011 de la Compagnie de l’Iris qui sera sans conteste un Produit Imaginaire parlant de l’Art Brut.
Merci de tout coeur de rester à nos côtés et d’avoir fait ce choix du spectacle vivant !