Nul doute là-dessus, avec ses mensonges, ses quiproquos et ses coups de théâtre, Le Dindon est une comédie. Non seulement par les situations qu’elle met en scène mais aussi parce que Feydeau nous donne une vision saisissante et drôle du milieu mondain du 19ème siècle.
La machine comique se met en marche et ne s’arrête plus. Mais il y a derrière le rire quelque chose de surréaliste qui n’est pas sans rapport avec le théâtre de l’absurde, où situations délirantes mais cauchemardesques nous laissent déjà un petit avant-goût de vieillesse qui guette chacun des personnages, même les plus jeunes. Tout est vain et illusoire et même le "happy end", les retrouvailles de ce couple qui se ressoude en conformité avec le bon ordre social.

La presse en parle...

C’est un abracadabrantesque embrouillamini de situations délirantes, aussi absurdes que poilantes les unes que les autres... Tout ceci mû par une irrésistible machine comique qui ne prétend aucunement à la vraisemblance. La mise en scène est construite au petit poil pour ne pas entraver cette formidable énergie. L’interprétation, menée par une équipe homogène et soudée, fait elle aussi la part belle à la vitalité du texte. Outrée à souhait, elle est basée sur d’incroyables mimiques, hurlements et autres contorsions.

Lyon Capitale

On rit volontiers des situations absurdes qui s’enchaînent et dégénèrent, du comique de la véritable légion de sympathiques déjantés que forment les personnages, et, plus volontiers encore, du comique de mots dégénérés, entre autres, par l’approximatif bilinguisme de l’ardente amante anglaise qu’interprète Béatrice Avoine.

Lyon Poche

La machine comique de Feydeau comme celle de la troupe à Clément fonctionne à merveille. Invraisemblable, rocambolesque, désuet à l’heure de la mode des clubs échangistes, absurde, délirant, satyrique, grinçant, cruel, drôle… Les qualificatifs ne manquent pas après une valse dans ce bal des cocus, « Le dindon » proposé par la compagnie de l’Iris.

Le Progrès

Plus le récit avance, plus la cadence de jeu s’accélère, un des derniers changements de plateau se fait même sous les stroboscopes pour ne briser le flux de la narration. Dans un décor minimal et efficace, les comédiens semblent portés par la langue du dramaturge de boulevard alors au sommet de son art.

Le Petit Bulletin

Contact

David Debarbat david.debarbat@theatredeliris.fr
04 78 68 86 49

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De Feydeau

Mise en scène Philippe Clément
Collaboration artistique Serge Pillot
Jeu Béatrice Avoine, Caroline Boisson, Philippe Clément, Hervé Daguin, Émilie Guiguen, Martine Guillaud, Étienne Leplongeon, Bruno Miara, Serge Pillot, Didier Vidal
Conception décor Élisabeth Clément
Réalisation décor Élisabeth Clément, Jean-Philippe Rabilloud, Benjamin Wolff
Création lumières Philippe Clément
Costumes Éric Chambon

Durée 2 h 30
A partir de 13 ans