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Depuis sa cellule de prison, Meursault nous livre sans concession et sans
fioriture son « affaire » dans une succession de flash-backs.
Le propos est ici axé non pas sur l’annonce du drame et la succession des faits, mais sur la tragédie de l’homme seul face à un monde figé dans ses certitudes. Cette approche révèle un protagoniste qui, paradoxalement, semble le seul être sensible, l’observateur consterné de la bêtise humaine au pouvoir. Il nous renvoie avec violence les limites de notre société, « où toute personne qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère est susceptible d’avoir la tête tranchée ! ».
Seul en scène, le comédien incarne avec brio tous les personnages et fait surgir avec force la solitude de Meursault, étranger à ce qui lui arrive et condamné davantage pour son indifférence aux normes sociales que pour son crime.
Dans ce premier roman d’Albert Camus affleurent déjà de façon implicite les thématiques de prédilection du Prix Nobel de littérature : l’absurdité de la condition humaine et la façon dont la société, à travers la justice par exemple, tente de fabriquer ou d’imposer des explications rationnelles à nos comportements, refusant que les événements peuvent parfois n’avoir aucun sens.

Le jugement tient une grande partie de ce spectacle exigeant, radical et très poétique joué par un Benjamin Ziziemsky au sommet de son art.

Jean-Rémi Barland - La Provence

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La lune à l’envers

Du 12 au 19 décembre 2019
Du mardi au samedi à 20 h & dimanche à 16 h

Mise en scène Gérard Col & Benjamin Ziziemsky
Adaptation & jeu Benjamin Ziziemsky
Musique Pierre Aguilera

Autour du spectacle

Dimanche 15 décembre goûter oriental à l’issue de la représentation
Jeudi 19 décembre bord de scène à l’issue de la représentation